Copropriété : qui paie la dératisation, le syndic ou les copropriétaires ?
Parties communes, parties privatives, charges récupérables : qui fait quoi quand les rongeurs ou les cafards s’installent dans l’immeuble.

Des rats dans les caves, des souris dans le local poubelles, des cafards qui remontent par les colonnes : en copropriété, la question arrive vite. Qui doit organiser le traitement, et qui doit le payer ? La réponse dépend de l’endroit où se trouve l’infestation et de son origine.
Le principe : parties communes ou parties privatives
Les parties communes (caves, couloirs, local poubelles, parkings, gaines) relèvent du syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic. Les parties privatives (l’intérieur des logements) relèvent de chaque copropriétaire ou occupant.
| Situation | Qui organise ? | Qui paie ? |
|---|---|---|
| Rongeurs dans les caves, le local poubelles, les parkings | Le syndic | La copropriété, au titre des charges communes |
| Cafards dans les colonnes et vide-ordures | Le syndic | La copropriété |
| Infestation limitée à un logement | Le copropriétaire ou l’occupant | Le copropriétaire ou l’occupant, selon l’origine |
| Infestation de plusieurs logements liée aux parties communes | Le syndic, en coordination | La copropriété pour les parties communes |

Une obligation, pas une option
Le Règlement sanitaire départemental impose aux propriétaires et occupants de prendre les mesures nécessaires contre les rongeurs et les insectes. Pour la copropriété, c’est au syndic de faire réaliser les traitements des parties communes, si besoin en urgence, et d’en rendre compte en assemblée générale.
Traiter un appartement sans traiter les caves, c’est vider l’eau d’un bateau sans boucher le trou.
Et les locataires dans tout ça ?
Dans un logement loué, le propriétaire bailleur paie ses charges de copropriété, dont la dératisation des parties communes. Une partie de ces dépenses peut être récupérée sur les locataires au titre des charges locatives, selon la liste fixée par décret. Pour l’intérieur du logement, tout dépend de l’origine de l’infestation : notre article Locataire face aux nuisibles détaille ces règles.
Comment agir efficacement en copropriété ?
- Signaler par écrit au syndic
Décrivez les constats (lieux, dates, photos). Un écrit permet de suivre la demande et d’en garder la trace.
- Faire inspecter les parties communes
Le syndic mandate un professionnel pour localiser les foyers et les accès.
- Informer tous les résidents
Affichage dans le hall : dates de passage, consignes, gestes de prévention.
- Coordonner avec les logements touchés
Les traitements privatifs et communs doivent être réalisés dans le même calendrier.
- Prévoir un suivi
Pour les immeubles exposés, un contrat de passages réguliers évite les infestations récurrentes.
Inscrivez le sujet à l’ordre du jour de l’assemblée générale si les problèmes se répètent : un contrat annuel et des travaux d’étanchéité (grilles, portes de caves, local poubelles) sont souvent plus économiques que des interventions d’urgence à répétition.
Contrat annuel ou interventions ponctuelles ?
Pour une copropriété, deux approches sont possibles. Le bon choix dépend de l’exposition de l’immeuble : proximité de l’eau ou d’espaces verts, présence de commerces alimentaires au rez-de-chaussée, vide-ordures, historique d’infestations.
Intervention ponctuelle
- Adaptée à un problème isolé
- Déclenchée après un signalement
- Coût limité à l’intervention
- Risque de récidive si les causes persistent
Contrat de suivi
- Passages préventifs réguliers
- Postes contrôlés et réapprovisionnés
- Rapports à chaque visite pour le syndic
- Budget prévisible voté en assemblée générale
Dans les immeubles exposés, le contrat de suivi est souvent plus économique sur la durée : il évite les interventions en urgence et les traitements lourds dans les logements.
Nous intervenons pour les syndics, bailleurs et copropriétés de Créteil : découvrez notre dératisation des parties communes et notre traitement des cafards en immeuble. Pour comprendre pourquoi certains immeubles sont plus exposés, lisez notre article sur les rats à Créteil.
Questions fréquentes
Le syndic peut-il faire intervenir un professionnel sans vote en assemblée générale ?
Oui, pour une intervention nécessaire à la salubrité de l’immeuble, le syndic peut agir dans le cadre de sa gestion courante, puis en rendre compte.
Un copropriétaire peut-il refuser l’accès à son logement ?
Il est vivement conseillé de coopérer : une infestation non traitée dans un logement compromet le traitement de tout l’immeuble.
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